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Il est urgent pour l’Église mondiale d’équiper les pasteurs, les missionnaires, les responsables laïcs, et en fait tous les chrétiens qui s’engagent à faire des disciples pour le Christ dans toutes les nations. Comment satisfaire ce besoin de manière adéquate et efficace ? Tout le monde n’a pas les moyens de suivre une formation formelle, longue et coûteuse, dans des institutions accréditées. Manfred Kohl estime que la solution consiste à fournir des ressources pour « établir des lignes directrices ou des normes spécifiques et significatives » et des « normes, internationalement reconnues et fondées sur les résultats » pour former les leaders dont l’Église a besoin. Dans « Une norme mondiale pour la formation au ministère : la réponse de Re-Forma à la crise de dirigeants d’Église mal équipés », il présente le concept et le modèle de Re-Forma, un prestataire de services mondial dont il est le fondateur et le président. Il espère que les organisations et les institutions pourront bénéficier de ce programme, afin que beaucoup de personnes soient suffisamment équipées pour le service chrétien.

Un domaine de travail pour Dieu qui a besoin d’être mieux équipé, et de toute urgence, est celui des personnes qui ne sont affiliées à aucune religion particulière, les « sans religion ». Dans « Comment atteindre le nombre croissant de personnes sans religion dans le monde : une exégèse missiologique des tendances démographiques récentes », Steve Sang-Cheol Moon, fondateur et directeur général du Charis Institute for Intercultural Studies, nous alerte sur la tendance selon laquelle « le nombre mondial des “sans religionˮ devrait augmenter rapidement au cours des prochaines décennies. » Les facteurs de croissance de ce phénomène sont principalement « des influences sur l’engagement religieux à la fois socioculturelles et liées au parcours de vie des personnes. » Pour comprendre et traiter les questions liées à la désaffiliation religieuse et à la sécularisation qui la sous-tend, il est essentiel d’adopter des « approches intégrales ou holistiques ». Parmi ces approches holistiques efficaces pour atteindre les « sans religion », il y a : partager de l’Évangile de manière holistique avec nos voisins et d’autres personnes, partager nos ressources avec ceux qui sont dans le besoin, et partager nos responsabilités et notre leadership avec d’autres personnes au-delà des frontières, qu’elles soient physiques ou culturelles.

Les chrétiens du monde entier doivent être équipés pour dialoguer avec les musulmans et avoir un véritable engagement constructif avec eux. Pour cela, les chrétiens doivent comprendre ce que croient les musulmans, c’est-à-dire quel est l’enseignement de Mahomet donné dans son livre, le Coran, et le lien qui existe entre la Bible et le Coran. Il y a dans le Coran de « nombreuses allusions à des récits et des personnages bibliques. » Comment les chrétiens doivent-ils considérer ce matériel biblique ? L’islam est-il né d’une racine chrétienne hérétique ? Dans son article intitulé « Quelle est la relation entre islam et christianisme ? Analyse théologique de la Bible et du Coran », Mark Durie, directeur fondateur de l’Institute for Spiritual Awareness, affirme « qu’il existe une profonde déconnexion théologique entre la Bible et le Coran » et conclut que « le nombre très important de reflets bibliques dans le Coran n’est en fait pas la preuve d’une affinité plus profonde entre l’islam et le christianisme. » Cette perspective permet aux chrétiens de comprendre l’islam « pour ce qu’il est réellement » et ainsi d’adopter de nouvelles approches dans leur engagement interconfessionnel.

La réconciliation entre les peuples de deux nations ayant une relation historique d’animosité est aussi difficile que de construire des ponts entre les chrétiens et les musulmans qui nourrissent des craintes et des préjugés les uns envers les autres. Mais il est possible de surmonter les barrières grâce au pouvoir du pardon, comme le montre le témoignage d’amour de l’Église communautaire coréenne Onnuri envers les Japonais. Dans son article intitulé « Une “Sonate d’amourˮ coréenne pour le Japon : combler des fossés profonds par le chant, le sacrifice et le pardon », Eiko Takamizawa, missiologue japonaise et ancienne professeur à l’université Torch Trinity Graduate de Séoul, décrit le projet multidimensionnel « Sonate d’amour » d’une Église coréenne au Japon et analyse son impact positif étonnant sur l’Église japonaise et le peuple japonais.

L’Église mondiale est une fois de plus mise au défi d’abattre les murs de la division et de porter la guérison et l’espoir vivant du Christ à notre monde brisé et blessé.

L’analyse mondiale du Mouvement de Lausanne est disponible en anglais, espagnol et portugais. Veuillez envoyer vos questions et commentaires sur ce numéro à [email protected]. Le prochain numéro paraîtra en janvier 2022.

Loun Ling Lee est la rédactrice en chef de l’Analyse mondiale de Lausanne. Elle a été chargée de cours sur la mission au Redcliffe College, au Royaume-Uni, directrice de la formation d’AsiaCMS basée en Malaisie, directrice exécutive de MSI Professional Services (Malaisie), mobilisatrice de mission auprès de la mission OMF (Singapour) et pasteure de la Grace Chinese Church à Singapour.

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